La vie Communale

   Légende ou Histoire, Bouessay aurait été érigé en paroisse vers 303 sous St Thuribe, successeur de St Julien.

   Par contre, on trouve un Busiacum vers le IXéme siècle. L'orthographe du village évoluera : "Bouëssay", tout d'abord et "Boissay" jusqu'en 1844. Il trouve sa racine dans les nombreux bois que comptaient la commune (beaucoup ont été défrichés mais les lieux-dits gardent la trace de ces arbres : "Bois Grousset", "Bois Réard", "Bois Bureau", "La Hatraie", ...) ou alors dans un arbre particulier, le buis.

   Bouessay n'a pas de préhistoire et n'a pas gardé de trace d'occupation Romaine. Son histoire peut être associée à des bâtiments, même si certains ont disparu. A la ferme du "Grez" on peut toujours voir une motte féodale, cet ancêtre du château fort, qui a précédé la construction du château du Grez de 1050, dominant la Vaige. En 1725, on pouvait encore voir une tour, la douve et ses fossés, aujourd'hui plus rien.

   Les "Chesnais" ou "Chesnaies" (devenu "Chenêts") était aussi un château fort construit en 1587, le seigneur d'alors avait droit de moyenne justice avec prison et gibet. Il ne reste que le pigeonnier. La demeure du XVIIIéme siécle a disparu au début du XXéme siècle ainsi que la sompteuse chapelle qui reçut le corps du Duc de Chaulnes. Celui-ci habitait le château de Sablé sur Sarthe et fût le protecteur de Charles Cros. Sa mère, la Duchesse de Chevreuse fit construire le Presbytère en 1880 et légua une certaine somme d'argent aux pauvres de la paroisse. Le domaine des Chesnais comptait 426 ha.

   L'église de Bouessay bâtie au XI ème siècle a été détruite par les calvinistes et reconstruite en 1624. Elle a été ravagée par un incendie en 1912 et a perdu ses peintures et son clocher en forme de flèche. Il existait une chapelle St Laurent à la place de l'école des filles (actuellement salle communale).

   En 1443, Bouessay était dans le camp des anglais.

   La Route Départementale (Route Laval - Sablé sur Sarthe) a été construite en 1724.

   Sur les cahiers de doléances, on peut lire que les habitants se plaignaient des voleurs de chevaux.

   Ce sont des révolutionnaires timides, leur premier Maire était un curé.

   Trois moulins sont répertoriés le long de la rivière dont un a complètement disparu des mémoires et des berges de la Vaige.

   En 1851, le village compte 789 habitants, les activités sont nombreuses, les fours à chaux (extinction en 1914), usine de charbon de terre (mines d'anthracite à Gastines), scierie de marbre, de nombreux commerces (2 boulangers, 3 tailleurs d'habits, 2 forgerons, ...) une quinzaine de fermes de plus de 30 ha avec 130 chevaux. En 1896, la population n'est plus que de 526 habitants.

   Pendant la seconde guerre mondiale des soldats allemands stationnèrent quelques temps à la ferme de "La Fuie" et les officiers au Prieuré.